L'ennui me ronge lentement, la vie est morne sans toi, sans ta voix, tes mots. Je ne sais que faire pour le supporter, je n'ai aucune envie de travailler, ni même de jouer... il me faut du temps pour penser a toi, pour t'espérer. Maintenant seulement, je me rends compte n'être pas sur de tes réactions, il se peut que tu rejettes tout en bloc mais comme dirait l'autre: C'est le jeu... Un jeu ou l'on risque tout : son coeur, son moral, son esprit... parfois même sa vie. Mon esprit était déjà hanté par je ne sais quelle force démente, mon coeur n'est composé que pour t'abriter et tu es déjà le seul soutien de mon moral, aussi je risque peu de choses en vérité si ce n'est ma misérable vie qui, si elle doit se passer sans toi, est sans valeur a mes yeux. J'éprouve le besoin d'avoir un contact avec toi, c'est pourquoi j'écris, Je hais le téléphone sauf pour les relations professionnelles et est-il besoin de dire que je considère les nôtres comme étant plus que professionnelles. Autour de moi, quatre grands murs vides se dressent, sans toi, je ne pense même pas à essayer de les franchir mais que retentisse le délicieux son de ta voix et d'un seul souffle je les renverserai, afin que tu puisses voir la plus claire et la plus pure flamme que tu aies jamais vue: celle de mon amour.
Le monde semble s'enliser dans la bétise-crasse de ses habitants, ensemble nous nous élèverons par-dessus ce nuage de poussière et jamais elle ne pourra nous souiller. J'aimerais te voir, t'entendre, être ton serviteur, attendre tes ordres quels qu'ils soient. Pour toi je ferais toutes les folies. My darling if I hurt you, I'm sorry, forgive me and please say you're mine. Je suis fou! Fou de toi : ta personnalité si peu conventionnelle me fascine. J'ai faim de toi: laisse-moi boire tes paroles, dévorer tes mots, ingérer tes ides, archiver tes regards. Donne-moi ta formule, offrons au monde, ébahi par ta perfection, ta recette, donnons a tous l'occasion de réaliser des copies de toi, telles les effigies fétiches qu'on réalise à l'image d'une idole. Et toi, souvent imitée mais jamais égalée, donne-toi a moi, laisse-moi t'appartenir. Soyons l'un a l'autre, l'un pour l'autre, l'un par l'autre. Ce bruit de pas derrière moi... non ce n'est malheureusement pas toi. Ma vie est un enfer quand parmi mes bourreaux je ne te reconnais pas. Si Sartre a écrit L'enfer c'est les autres, je peux te dire que pour moi, L'enfer, c'est l'absence de l'autre... Love don't give no compensation and time waits for nobody. J'ai toujours envie d'aimer, j'ai toujours envie de toi, c'est toi que j'aime. Il me devient difficile de trouver dans ce pauvre langage humain des termes suffisamment puissants pour te parler de nous... Bien sur, je peux te promettre de t'aimer autant qu'il y a d'eau sur la terre et ce, tant qu'il en restera une molécule mais ce n'est que bien peu de choses...
Plus fort que tous les maléfices, au-delà de l'entendement, de l'imagination même, plus fort qu'Atlas supportant la terre entière... Plus beau qu'un Magritte, qu'une symphonie... Plus grand que l'océan, que la terre, que l'univers a son expansion maximale, que l'infini même... Plus long que notre vie, la vie de la terre, l'âge de l'univers, plus long encore que l'éternité... Plus réel que le réel, que la terre... plus encore que la pensée, seule garante de notre vraie existence selon Pascal... Plus que tout a la fois, c'est notre amour, notre histoire à venir, notre légende à écrire, notre conte à imaginer, notre mythe à créer, notre futur à vivre.